Plan de la filière viande bovine.

Les coûts de développement des entreprises sont souvent élevés alors pourquoi se priver de financements étudiés et conçus pour vous aider ?

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Plan de filière
  • Publié le : 29/04/2021
  • Rédigé par : Kali Stolypine

Dans le cadre de la loi EGalim, les interprofessions ont élaboré des plans de filières qui visent à :

  • Renforcer la qualité sanitaire, environnementale et nutritionnelle des produits ;
  • Favoriser une alimentation saine, sûre et durable pour tous ;
  • Payer le juste prix aux producteurs, pour leur permettre de vivre dignement de leur travail ;

 

FOCUS SUR LA FILIERE VIANDE BOVINE :

Les projets présentés par INTERBEV ont pour vocation d’encourager la consommation de viande bovine française en répondant aux attentes des consommateurs et à rémunérer équitablement tous les maillons de la filière.

L’orientation de la filière à l’horizon de 10 ans

La filière viande bovine souligne que les projets présentés s’attachent à encourager la consommation de viande bovine française en répondant aux attentes des consommateurs et à rémunérer équitablement tous les maillons de la filière.

Les engagements communs à l’ensemble des filières d’INTERBEV.

Le Pacte a une volonté d’intégrer les enjeux sociétaux et les attentes citoyennes à la stratégie de la filière. En matière d’alimentation, la filière a conçu avec des diététiciens, un repère de portion simple et plus facile à visualiser que des grammages : une portion de viande cuite correspond à la taille de la paume de la main qui présente l’intérêt d’interpeller les trop grands consommateurs sur les portions de viande qu’ils consomment, tout en rassurant la majorité qui consomment de la viande raisonnablement. En termes d’information consommateur, la filière est en faveur d’une meilleure traçabilité et indication de l’origine des viandes dans l’ensemble de l’Union européenne.

Une montée en gamme des produits, s’appuyant sur 2 axes :

  • L’évolution des pratiques définies collectivement et en concertation au travers du Pacte.
  • Le soutien fort aux signes officiels de qualité et du bio avec des objectifs chiffrés d’augmentation du volume selon les filières (3% à 40% de label rouge en viande bovine sous 5 ans et doublement du volume en bio). 

La filière s’engage à développer ses travaux sur des axes prioritaires relatifs à la durabilité des systèmes de production animale tant pour l’économie de la filière que pour son articulation avec les enjeux sociétaux :  

  • Des animaux sains pour une population saine
  • Le développement des pratiques agro‐écologiques
  •  L’utilisation efficiente de la biomasse tout au long de la filière en intégrant les problématiques de compétition alimentaire et les enjeux de production d’énergie renouvelable. 
  • L’adaptation des produits à la demande

La réponse de la filière viande bovine aux attentes du consommateur

Les français tendent à diminuer leur consommation de viande. Cette tendance s’est inscrite de manière durable depuis le début des années 2010. Cette diminution ne s’explique pas par l’arrêt de la consommation de viande d’une partie de la population (très faible augmentation du nombre de végétariens 1,5% en 2015, 1,7% en 2016). Deux raisons peuvent l’expliquer, la recherche d’une viande de meilleure qualité mais consommée moins fréquemment et les modifications des modes de consommation. Une partie des consommateurs achète moins de viande mais recherche une viande d’une qualité gustative supérieure et/ou plus en adéquation avec des attentes plus sociétales : sa santé, le souhait d'un traitement spécifique des animaux, des préoccupations environnementales, la durabilité du produit… L’autre tendance forte de consommation est le développement du produit « service ». Les évolutions des modes de vie (l’éloignement domicile‐travail, l’augmentation du nombre de ménages constitués d’un seul adulte) ont réduit le temps disponible pour les achats et la préparation alimentaire.

Sur les enjeux environnementaux : la filière viande bovine s’est engagé à diminuer l’emprunte carbone de la viande bovine française. Une des caractéristiques de ce programme est de viser une amélioration de l’ensemble des critères environnementaux et économique de l’élevage, avec une vision globale. L’objectif est de réduire de 15% l’emprunte carbone de la viande bovine française d’ici 2023.

Sur les enjeux de la protection animale : La filière a rédigé depuis plusieurs années un guide de bonnes pratiques d’abattage.

La filière s’attache à lutter contre l’antibio résistance : Elle souhaite mettre en œuvre une démarche volontaire de « préparation sanitaire » des broutards qui permettra de continuer de limiter l’usage des antibiotiques en phase d’engraissement (en France et à l’étranger).

La filière s’engage à mettre en place une segmentation de l’offre pour que le consommateur puisse réaliser ses achats en ayant une parfaite connaissance du produit qu’il achète en termes de qualité organoleptique et de valeurs sociétales. La filière définit l’offre en 2 segments principaux :  

  • Une offre standard : cette offre permet de proposer de la viande à tous les consommateurs. Aucune mention valorisante n’est autorisée sur ce segment puisque l’engagement qualité est moindre par rapport au segment supérieur.
  • Une offre « supérieure » : elle assure une qualité organoleptique supplémentaire et le respect de considérations sociétales supérieures : exigences spécifiques sur le bien‐être animal à tous les stades de la filière, impact environnemental.

La filière se donne pour objectif de doubler sa production de viande bovine bio en 5 ans.

La stratégie du commerce extérieur

La filière va mettre en place une veille concurrentielle afin d’identifier clairement les différentiels de compétitivité entre la France et ses concurrents. Elle souhaite aussi valoriser l’excellence française. La stratégie export de la filière doit être scindée en deux catégories bien distinctes : 

  • Les marchés historiques européens : Ils doivent permettre de valoriser la qualité de la production française et doivent être consolidés.
  • Les marchés pays‐tiers qui sont aujourd’hui en fort développement. La France doit y occuper une place spécifique liée à des marchés ciblés : valorisation des abats ou coproduits, démarches valorisant la qualité de la filière française.

Elle souhaite sécuriser son marché d’exportation en vif en apportant des garanties sanitaires. Cette action répond également à l’enjeu de la diminution de l’utilisation des antibiotiques.

La structuration des maillons de la filière pour améliorer la rentabilité

Différentes actions doivent être mis en place afin d’améliorer la rentabilité de la filière. Cela passe par :

  • La clarification des règles de la concurrence
  • La répartition de la valeur au sein de la filière : Viande haché fraiche et congelée, promotions…
  • Le soutien au renouvellement des générations
  • L’adaptation des outils productifs à la stratégie de filière
  • La restauration hors domicile
  • Le devenir des animaux issus du troupeau laitier : mise en place d’un échange avec la filière veau de boucherie
  • La nécessité de faire évoluer les méthodes d’attribution des niveaux de risque ESB (vache folle)

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