Les insectes, une révolution agroalimentaire

Les coûts de développement des entreprises sont souvent élevés alors pourquoi se priver de financements étudiés et conçus pour vous aider ?

Nous contacter
Innovation
  • Publié le : 06/07/2020
  • Rédigé par : Aurore

Les secteurs alimentaire, agricole et agroalimentaire sont en train de vivre un changement avec la présence de plus en plus importante de l’industrie des insectes, et ce, majoritairement en Europe et en France. Cette implantation, dont la croissance est constante, répond proportionnellement à une demande qui s’intensifie. De ce fait, la réglementation européenne tend à s’adapter à ce nouveau marché.

Tout d’abord l’entomoculture, c’est-à-dire l’élevage d’insectes, est soumise à des obligations énoncées par la DGAL (Direction Générale de l’alimentation) du Ministère de l’agriculture et de l’alimentation. L’un des points importants mentionné sont les matières premières qui servent à nourrir les insectes, pour lesquelles une liste a été établie pour des raisons sanitaires. De même, seules sept espèces d’insectes d’élevage sont admises dans la plupart des cas.

Concernant l’utilisation d’insectes pour l’alimentation des animaux d’élevage et domestiques comme alternative aux aliments actuels, la réglementation diffère quelque peu. En effet, les formes sous lesquelles les produits dérivés issus d’insectes peuvent être administrées, varient selon les catégories :

  • Pour les animaux d’élevage (volailles et porcins), la réglementation autorise les insectes sous forme d’huiles et/ou vivants,
  • Dans l’aquaculture, depuis 2017, il est possible de proposer les insectes sous forme de PAT (protéines animales transformées), d’huiles ou vivants,
  • Pour les animaux domestiques, les insectes peuvent être consommés entiers séchés ou surgelés, ainsi que sous toutes les formes citées précédemment.

Par ailleurs, certaines entreprises ont déjà fait le choix de proposer à la consommation humaine des produits transformés à base d’insectes, sous forme, par exemple, de gâteaux apéritifs. Or, depuis 2018, l’autorisation de commercialiser de telles denrées est soumise à la réglementation des « nouveaux aliments » du Parlement européen, avant de pouvoir être mis sur le marché.

Pour toute transformation d’insectes en denrées alimentaires ou en aliments pour alimentation animale, l’appui sur un guide de bonnes pratiques d’hygiène est indispensable. L’un d’eux a été créé par l’IPIFF[1] (International Platform of Insects for Food and Feed).

Enfin, dans le cadre de production dérivée d’insectes pour usages techniques, telles qu’en cosmétique, pharmacie, engrais et/ou fertilisants, la réglementation est stricte à ce sujet également. Par exemple la traçabilité des insectes doit être irréprochable.

Ainsi, les insectes se positionnent désormais comme une alternative à envisager pour l’industrie agroalimentaire, puisque c’est un marché qui se développe considérablement. Des entreprises ont également trouvé le moyen de générer une économie circulaire grâce à la production des insectes, car ceux-ci couvrent de nombreux besoins. La France qui est l’un des pionniers de ce secteur voit déjà naître de nombreuses structures industrielles spécifiques destinées à la transformation des insectes.

 

 

 

 

 

[1] L’IPIFF est un organisme européen à but non-lucratif composé majoritairement de producteurs et d’éleveurs d’insectes qui offre un soutien à cette filière.


Les coûts de développement des entreprises sont souvent élevés alors pourquoi se priver de financements étudiés et conçus pour vous aider ?

Nous contacter